ven.21 septembre 2012 — 20:00 Louvain-la-Neuve, Ferme du Biéreau
sam.22 septembre 2012 — 20:00 Liège, Eglise Saint-Jacques
dim.23 septembre 2012 — 16:00 Mons, Collégiale Sainte-Waudru
Carmina Latina, ou le fabuleux voyage musical de l’Espagne du Siècle d’Or au baroque mexicain. Un savant mélange de mysticisme, de ferveur et de formidable énergie, porté à ébullition par le magicien Leonardo García Alarcón.
Suite à la conquête des « Amériques », les ecclésiastiques et musiciens Espagnols et Portugais ont exporté dans les terres nouvelles toute leur tradition polyphonique. C’est dans les pays d’Amérique latine que se sont installés ces musiciens, Juan de Araujo au Pérou, Tomas de Torrejon y Velezquez en Argentine… Certains sont nés dans le nouveau monde, ce qui est le cas de Gaspar Fernandez dont toute la carrière se passe dans son pays, le Mexique.
De plus, les bibliothèques des églises d’Amérique Latine ont conservé de très nombreux manuscrits qui contiennent parfois des pièces totalement perdues sur le continent européen. Si ces musiciens ont apporté au « Nouveau monde », leur savoir-faire de polyphonistes, ils ont aussi été séduits par les traditions populaires locales, allant même jusqu’à adapter les textes de la liturgie catholique aux langues indigènes.
C’est cette mouvance de la tradition polyphonique ibérique qui est illustrée par ce programme qui fait place aussi aux voyages de ces musiciens en Europe, le liégeois Romero à Madrid ou l’Espagnol Victoria à Rome.
Chœur de Chambre de Namur Cappella Mediterranea Ensemble Clematis Direction Leonardo García Alarcón
Programme Hanacpachap cussicuinin, chant traditionnel du Pérou en langue Quechua Tomas Luis de Victoria (1548 — 1611) Vadam et circuibo civitatem Juan De Araujo (1646 — 1712) Dixit Dominus Gaspar Fernandes (1565 — 1629) A Belén me llego Tio Tomás de Torrejón y Velasco Sánchez (1644 — 1728) Desvelado duenio mio Juan de Araujo Vaya de gira Bonaventura Rubinio Lauda Jerusalem sopra la Bergamasca Francisco Correa de Arauxo (1584 — 1654) Todo el mundo en general Juan Cererols (1639 — 1699) Missa de Batalla Juan Cabanilles (1644 -1712) Mortales que amais Matheo Romero (Liège, 1575 — Madrid, 1647) Magnificat à 8 Primo Tono Juan de Araujo Salve Regina Diego José de Salazar (1660 — 1709) Salga el torillo
Espagne et Portugal jettent les derniers feux de la polyphonie sacrée de la Renaissance jusqu’au cœur du 17ème siècle. Raffinement et plénitude au programme de cette nouvelle rencontre entre le Chœur de Chambre de Namur et Peter Phillips
J’ai composé un programme basé sur la musique d’Espagne, du Portugal, et de la colonie espagnole au Mexique. La clé de voûte en est le célèbre et bouleversant Requiem de Tomás Luis de Victoria, compositeur que nous connaissons bien le Chœur de Chambre de Namur et moi. — Peter Phillips
Chœur de Chambre de Namur Direction Peter Phillips les trésors de la polyphonie espagnole et portugaise des 16e et 17e siècles.
Juan Gutierrez de Padilla (1590 — 1664) Deus in adiutorium, Lamentations Filipe de Magalhães (1563 — 1653 ) Commissa mea pavesco Duarte Lobo (1565 —1646 ) Pater peccavi, Audivi vocem de caelo João Lourenço Rebelo (1610 — 1665 ) Panis angelicus Manuel Cardoso (1566 — 1650) Magnificat II
Etonnante rencontre entre la magnifique symphonie d’arriaga et le jeune romantisme français.
Guy Van Waas et Les Agrémens nous ouvrent leur malle aux trésors afin de nous offrir quelques perles rares des premiers émois du romantisme glanées, entre autres, des deux côtés des Pyrénées, de Paris à Madrid.
Antonio Salieri (1750—1825) Ouverture des Danaïdes André-Ernest-Modeste Grétry (1741—1813) Air de Guillaume Tell Luigi Cherubini (1760—1842) Air des Abencérages Christoph Willibald Ritter von Gluck (1714—1787) danses d’Orphée, Menuet des Ombres heureuses et air de Furie Gaspare Luigi Pacifico Spontini (1774—1851) air d’Olympie Juan Crisóstomo de Arriaga (1806—1826) Symphonie à grand orchestre en ré
PHAETON, LULLY
sam.28 juillet 2012 — 20:00 Beaune / Cour des Hospices
JEAN-BAPTISTE LULLY 1632-1687 Phaëton Tragédie lyrique en cinq actes et un prologue . créée à Versailles à l’Académie Royale le 6 janvier 1683. Livret de Philippe Quinault
CHOEUR DE CHAMBRE DE NAMUR & ORCHESTRE LES TALENS LYRIQUES
Direction musicale : CHRISTOPHE ROUSSET
Phaëton : Emiliano Gonzales Toro, haute-contre Libye: Gaëlle Arquez, dessus Théone: Isabelle Druet, bas-dessus Clymène: Ingrid Perruche, dessus Epaphus: Andrew Foster-Williams, taille Mérops: Frederic Caton, basse-taille Protée: Benoît Arnould, basse-taille Le Soleil: Cyril Auvity, haute-contre Une heure, une bergère égyptienne: Virginie Thomas
Phaëton fut l’un des grands succès du compositeur restant à l’affiche
pendant sept mois. L’action est fondée sur le récit mythologique des
aventures du fils d’Apollon qui, par vanité, voulut conduire le char du
soleil à la place de son père. Dans sa course folle autour du monde, il
provoque des incendies sur tous les pays qu’il survole. Jupiter pour
arrêter cette catastrophe envoie la foudre sur le char du malheureux qui
meurt précipité au sol. Cette oeuvre, une des plus belles de Lully,
bénéficie de choeurs splendides et de passages pittoresques tel celui du
“palais des heures”. Elle décrit sous forme d’allégorie la témérité
punie pour celui qui voulut s’élever aussi haut que le soleil (référence
au Roi Soleil), et plus particulièrement la chute de son intendant,
Nicolas Fouquet, après l’ostentation des splendeurs du château de Vaux
le Vicomte.
Un déluge
salvateur pour Messine... Voici un des rares témoignages musicaux
baroques de cette ville sicilienne qui a connu de nombreux tremblements
de terre et raz-de-marée. Le sujet est d'ailleurs emblématique : les
quatre éléments viennent plaider auprès de Dieu la destruction de
l'homme ; la mort intercédant en sa faveur, l'homme ne connaîtra « que »
le déluge et sera finalement sauvé des eaux.
Dans la tradition
de Carissimi et de Haendel, la musique, d'une haute originalité, est à
la mesure de la Sicile, terre métissée connue pour avoir mêlé les chants
d'Orient et d'Occident. On ne peut rêver de meilleur interprète que
Leonardo García Alarcón pour en traduire l'intensité et l'émotion.
Noé : Fernando Guimarães, ténor Rad : Mariana Flores, soprano La Justice divine : Evelyn Ramirez, contre-alto La Mort : Fabián Schofrin, contre-ténor L'eau : Magali Arnault, soprano Dieu : Matteo Bellotto, basse La Nature humaine : Caroline Weynants, soprano
La Cappella Mediterranea Chœur de chambre de Namur Leonardo García Alarcón, direction